BIO

PHILIPPE-SIMON BELLAVANCE

 

Je me nomme Philippe-Simon Bellavance, j’ai 25 ans, je me passionne pour le domaine des communications depuis le niveau secondaire où j’ai pris part à une émission de télévision. Diffusée sur les ondes de VRAK TV entre 2005 et 2007, l’émission avait pour but d’offrir à dix jeunes, l’opportunité unique de réaliser un défi personnel avec l’aide d’un professionnel quelle que soit la discipline choisie. Ayant toujours vécu avec la peur des hauteurs que représente le vertige et aimant les sports aquatiques, j’avais postulé à l’émission pour réaliser le défi d’apprendre à plonger. En 2006, l’équipe de production accompagnée de mes bons amis de l’époque, sont venus m’annoncer ma sélection alors que j’étais en pleine classe. C’est à mon école secondaire Honoré-Mercier, située à Ville-Émard dans le sud-ouest de Montréal, que j’ai appris que j’allais pouvoir réaliser ce qui allait être le défi de ma vie. Sur une courte période de 6 mois à raison de deux entraînements par semaine, j’ai été initié aux rudiments du plongeon, une discipline très complexe qui demande beaucoup de concentration mentale et physique car une simple erreur d’inattention peut mener à l’échec du mouvement.

 

Il m’a fallu beaucoup de patience, de persévérance, de courage et il m’a également fallu subir plusieurs claques d’eau très douloureuses, communément appelées « flat » en bon québécois, avant de devenir bon. Dans le cadre de cette expérience, j’ai acquis beaucoup plus d’assurance, de confiance et j’ai vaincu mon vertige en plongeant du tremplin de 10 mètres. J’ai eu l’honneur de rencontrer Alexandre Despaties, l’incontournable icône du plongeon québécois, qui m’a donné de précieux conseil en vue de mon défi ultime, plonger devant un jury lors d’une compétition. Je lui ai posé la question à savoir comment il arrivait à maintenir son calme et sa concentration lors des jeux olympiques où des millions d’yeux sont rivés vers lui. Sa réponse a été de me dire que lorsqu’on plonge, il n’y a que soi et son entraîneur, il n’y a pas de public, pas de juges, pas de caméras, seulement toi avec toi, on peut même aller jusqu’à faire abstraction du coach avant d’entamer notre plongeon. Ce qui est fabuleux avec le plongeon, c’est que c’est une discipline sportive très axée sur le mental et ce fameux « mental toughness » fait toute la différence alors que la visualisation de tous nos mouvements est cruciale à la réussite ou non de ceux-ci. J’ai également eu la chance d’être initié de façon indirecte aux tournages télévisuels professionnels ainsi qu’à la réalisation avec l’aide d’une réalisatrice très généreuse dans sa volonté de transmettre son savoir, madame Anne-Marie Ngô.

 

Tout comme le plongeon, travailler dans le milieu de la télévision ou du cinéma demande beaucoup de discipline, il faut se lever très tôt, être organisé, bien savoir gérer son temps, garder le focus et faire abstraction des critiques non-constructives. Au final, ce grand défi m’aura vraiment permis de grandir et d’acquérir plusieurs leçons de vie très utiles. Lors de la dernière année de mon secondaire, j’ai eu l’idée de réaliser un « Bye-Bye » dans le but de parodier les situations ainsi que les professeurs qui ont marqué nos cinq années de vie académique. Lorsque j’ai commencé à réaliser ce projet, j’ai tout de suite eu la piqûre pour la réalisation et j’ai même décidé de poursuivre mon chemin en cette matière plutôt qu’en politique comme ce qui était prévu. C’est alors que j’ai poursuivi mes études au niveau collégial en cinéma et communication. C’est à travers ce premier parcours que j’ai peaufiné mes techniques de réalisation, de montage et de scénarisation. J’ai débuté avec des courts-métrage qui m’ont permis de mieux « faire mes dents » en la matière. J’ai ensuite eu la chance d’être sélectionné au baccalauréat en communication télévision de l’UQAM qui est un programme très contingenté dans lequel il fallait passé par une soumission d’un projet de 3 minutes, de même que par deux entrevues. De toutes les demandes d’admission qui leur sont envoyées par année, seulement trente personnes sont retenues.

 

C’est alors que j’ai entrepris mon baccalauréat à l’âge de 19 ans, j’étais le plus jeune admis de ma cohorte. Bien qu’il s’agisse d’un programme de télévision pour lequel j’avais opté dans l’optique d’apprendre le reportage, le documentaire et les productions en studio, la première année a été une continuité du cégep en cinéma alors que tous les cours y étaient orientés. À la moitié de mon BAC, j’ai vécu un épisode plutôt négatif avec des membres de ma cohorte. Ne me sentant plus à ma place dans un environnement compétitif axé sur les apparences et la médisance, j'ai pris la décision de suspendre mes études. J’avais remarqué que les gens portaient différents masques dans lesquels l'égo prenait toute la place. Venant d’apprendre que je quittais, une fille m’a répondu : « Moi je mets ma personnalité de côté et je joue le jeu parce que je sais que c’est comme ça que ça marche » Cette affirmation traduisait parfaitement le noeud du problème. Je n'ai cependant pas perdu de temps alors que j'ai eu ma première expérience de figuration avec Figuration Julie Breton. J'ai pu figuré sur un plateau de tournage américain à deux pas du grand John Malcovich dans une comédie d'horreur intitulée Warm Bodies. Expérience que j'ai répété sur les productions Blue Mountain StateStonewall et Race.

 

À 20 ans, j’ai ensuite opté pour un nouveau défi, celui de déménager à Sherbrooke pour changer d'environnement alors que je n'avais vécu que dans la région montréalaise toute ma vie. Désireux de partager mon savoir, j’ai conçu un programme d’apprentissage théorique et pratique du cinéma destiné aux élèves du secondaire. Intitulé Le Projet Cinémaniac, c’est finalement le Collège du Sacré-Cœur de Sherbrooke, une école privée pour jeunes filles, qui a accepté les modalités du programme. Parallèlement à ce projet, j’ai également enseigné le cinéma sous l’angle d’une introduction à la critique cinématographique à l’Université du troisième âge de SherbrookeIl s’agit d’une initiative de l’Université de Sherbrooke, celle de permettre aux retraités de pouvoir suivre une panoplie de cours diversifiés offerts par des professeurs et chargés de cours ou encore par des professionnels d’un domaine spécifique. J’ai finalement poursuivi ce cheminement jusqu’à Waterville, non loin de Sherbrooke où j’ai animé plusieurs groupes d'enfants au camp Val-Estrie. C'est lors de cet été 2012, qu'avec les jeunes, nous avons réalisé un film d’une trentaine de minutes. L’enseignement a été une autre piqûre pour moi car je trouvais très valorisant de transmettre mon savoir et de permettre à des gens de pouvoir connaître et expérimenter le cinéma via la réalisation ou le montage.

 

Cherchant à faire faire le point sur mon avenir académique, j’ai décidé de prendre du recul et suis allé en retraite chez les moines bénédictins à l’Abbaye Saint-Benoit-Du-Lac en Estrie. N’ayant pas été baptisé et étant laïque, j’ai tout de même été reçu par les moines avec beaucoup d’hospitalité et d’écoute. Mes échanges avec ceux-ci ont été très constructifs et pertinents. Dans l’ensemble, j’ai grandement apprécié mon passage avec ces gens de cœur dans cet havre de paix du Québec. Un beau matin, dans ma chambre du haut de l’abbaye, je me suis réveillé avec une forte conviction à savoir que je devais reprendre mon baccalauréat en communication télévision laissé tristement en plan deux ans auparavant.

 

Sherbrooke m’aura permis d’acquérir une confiance renouvelée, de vivre des expériences stimulantes et de faire des rencontres profondément marquantes. À cet effet, j’ai eu le privilège de  faire la rencontre de Janic Losier, une jeune écrivaine, artiste peintre et conférencière qui a auto publié son premier livre à l’âge de 23 ans et dont j’ai pu réaliser la pub. Je ne peux également garder sous silence ma rencontre avec la pétillante Vicky Girouard, entrepreneure dynamique et authentique dont la présence à l’émission Dans l’œil du dragon a été significatrice. André Harvey, auteur et conférencier d'expérience chez qui le sens profond et véridique du pardon prend tout sens. Pour conclure cet épisode dans les Cantons-de-l'Est, mon ami et ancien colocataire, Alexandre Bilodeau-Desbiens a été pour moi, un modèle indéniable d’équilibre et de persévérance. Via son blogue Poètes sans frontières, ce jeune poète-philosophe de 25 ans relate son périple pour le moins inspirant à travers le globe. Une mention honorable à Louise Tessier avec qui j'ai énormément de plaisir !

 

Les démarches concernant ma réadmission se sont avérées fructueuses et rapides grâce à la bienveillance de monsieur Pierre Barrette qui avait été mon ancien professeur et qui était maintenant devenu directeur du programme. Évidemment, replonger dans le même milieu où j’avais vécu un épisode négatif m'a amené beaucoup d'appréhensions. Grâce au soutien exceptionnel de ma famille dont ma mère Céline et ma sœur Fanny, j’ai décidé de foncer malgré mes appréhensions. Ma seconde expérience fut très positive dans l’ensemble alors que ma nouvelle cohorte n’avait rien à avoir avec l’ancienne. J’ai eu la chance d’avoir de grands mentors comme professeurs qui sont également des artisans du milieu télévisuel. Le plus significatif d'entre eux a été Claude Maher, acteur, réalisateur, producteur, narrateur et metteur en scène dont les exploits et la feuille de route lui ont valu le qualificatif de « Légende ». Claude m’a prouvé hors de tout doute que l’on peut connaître un succès monstre dans la sphère médiatique en restant intègre, loyal et fondamentalement humain dans tout ce que ça implique. J’ai aussi eu l’honneur d’avoir comme chargé de cours, le très inspirant Pierre-Yves Bernard, scénariste des séries Dans une galaxie près de chez vous et Minuit le soir. Durant cette seconde moitié de baccalauréat, j'ai pu dire que j'ai appris les rouages de la télévision. En effet, nous avons réalisés plusieurs émissions en studio à partir de la construction des décors à la diffusion des enregistrements en direct. Morning show, quiz, gala, émissions de variétés et d’affaires publiques, les projets n’ont pas manqué.

 

Ayant complété mon parcours régulier en mai 2015 avec un lég, j’ai décidé d’effectuer mon stage de fin d’études en Équateur via un projet de solidarité internationale de 75 jours offert par l'organisme AlternativesDans le cadre du programme Québec sans frontières, le stage avait pour but de stimuler la participation citoyenne des jeunes équatoriens de la région de Portoviejo. Nous les avons donc aider au moyen de matériel audiovisuel ainsi qu'avec une série de formations théoriques et pratiques sur la réalisation et le montage, à réaliser plusieurs plaidoyers engagés. Mon premier vrai périple à l’étranger m’a permis de vivre une expérience enrichissante à tous les points de vue alors que les prises de conscience se sont succédées.

 

De retour au Québec, j’ai décroché peu de temps après mon premier contrat professionnel en télévision alors que j’ai assuré la captation et le montage des auditions de la future émission S.O.S Mamies produite par Zone 3 et qui sera diffusée sur les ondes de Canal Vie. En guise de conclusion, force est d'admettre que toutes ces expériences décrites ont été très formatrices à mon cheminement personnel et professionnel.

 

Au plaisir de vous rencontrer !

 

 

PHILIPPE-SIMON BELLAVANCE 

 

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